vendredi 7 novembre 2014

/// WELCOME@BABYLONE ///



Esclaves sous méthamphétamine
Dans des clips orgasmiques elles se livrent
Elles laissent des larmes
Qui incisent vos âmes
Ces femmes fatales
Qu'on reprogramme
El, tour de contrôle
Ici Babel qui appelle
Welcome@Babylone

Monde sous contrôle, projet Phénix
Vendez votre or, matez du X
Un être humain, une marchandise
Quelle différence dans la matrice

El, tour de contrôle
Ici Babel qui appelle
Welcome@Babylone

Help le ciel se voile
Et leur jeu se dévoile
Des toiles d'araignées
Ils aiment aussi tisser
Musiciens du chaos
La harpe est leur amie
Pour faire le mauvais temps
Et frapper dans la nuit

El, tour de contrôle
Ici Babel qui appelle
Welcome@Babylone

El, tour de contrôle
Ici Babel qui appelle
Welcome@Babylone

Welcome, Welcome
A Babylone
Welcome, Welcome
A Babylone
Welcome à Babylone
Welcome à Babylone


Paroles et composition : © Célia Ibanez




/// BIOGRAPHIE ///

Célia Ibanez est née en 1982 à Marseille.
Après des études de sciences politiques à Aix en Provence, où elle obtient un diplôme de l'IEP et un master en Management interculturel et religieux, elle devient conférencière dans le domaine de l'ésotérisme et sensibilise le public aux origines occultes du système économique et financier international.
Spécialisée dans les techniques de contrôle mental et le décodage des images subliminales utilisées dans la musique, la publicité ou le cinéma, elle est l'auteur de six romans de science-fiction.
Célia joue de la guitare, compose et chante.
De son séjour aux USA, elle a sans doute ramené un peu de cette âme si particulière. Celle qui vous noue les tripes et vous fait chanter du BLUES... du ROCK, vous transperce de spasmes aux accents JAZZY ou SOUL, vous rappelle l'odeur âcre de la terre alors que des ritournelles FOLK se mettent à boucler en votre tête.
De son séjour à Tahiti, elle a ramené de la couleur, la douceur, une gestuelle...
Célia a baigné dans ces musiques... et dans la chanson française depuis sa plus tendre enfance.
Son âme sensible, ses prises de conscience et de position contre ce que l'on appelle Le Nouvel Ordre Mondial, l'ont poussée à créer ses propres chansons. Il a fallu qu'un noyau dur de ses proches, témoins de ses talents de compositrice et de chanteuse, la poussent à se mettre timidement devant un micro puis une caméra.
Sa chanson "J'veux pas savoir" est l'un des treize titres de son premier album "Hypnosis", en cours de préparation.

Pour en savoir plus sur Célia Ibanez et suivre son actualité, visitez son site officiel www.CeliaIbanez.fr et rejoignez-la sur Facebook https://www.facebook.com/celia.ibanez.336


/// MIND CONTROL ///

L’une des premières apparitions du mind control (contrôle mental, Mind Kontrolle, MK) dans la culture médiatique grand public est un roman intitulé The Manchurian candidate, écrit par Richard Condon et publié en 1959. Il fut adapté deux fois au cinéma avec le même titre : en 1962, avec Frank Sinatra dans le rôle principal ; en 2004, avec Denzel Washington et Meryl Streep, sorti en France sous le titre Un crime dans la tête. C’est de là que vient l’expression de « candidat mandchou » pour désigner un individu prêt à risquer sa vie ou celle d’autrui à la suite d’un conditionnement psychologique de type hypnotique ou « lavage de cerveau ».

Ces trois œuvres étaient généralement classées dans la catégorie « thriller conspirationniste » jusqu’à ce que la réalité des programmes de MK soit révélée au grand public vers le milieu des années 2000. En effet, des fuites suivies de la déclassification de certains dossiers auparavant top secrets de la CIA donnèrent matière à écrire à deux auteurs reconnus, largement diffusés en librairies et peu suspects de « théorie du complot » : l’historien du renseignement et des services secrets Gordon Thomas, dans Secret and Lies : A History of CIA Mind Control and Germ Warfare, publié en France en 2006 sous le titre Les Armes secrètes de la CIA. Tortures, manipulations et armes chimiques ; et la militante altermondialiste Naomi Klein dans La Stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre.

Qu’est-ce que le mind control ? Dans l’éventail des méthodes de contrôle social scientifique qui sont apparues au XXème siècle, il s’agit probablement de la plus radicale. Au-delà des bonnes vieilles techniques d’hypnose connues et appliquées depuis l’Antiquité et déjà très efficaces pour conditionner des comportements, le MK rajoute les phénomènes de choc et de traumatisme ; dans un premier temps, on étudie leurs effets sur le comportement, puis, dans un deuxième temps, sur la base de la typologie définie, on provoque intentionnellement des chocs dirigés et des traumatismes contrôlés afin d’obtenir la modification comportementale escomptée.

Qui dit choc, dit stress. Le stress étant un puissant déclencheur motivationnel et comportemental, le MK peut être vu comme une sorte de management par le stress. Le caractère invasif de cette approche est sans limite. En effet, la sensibilité et la souffrance vécue des sujets humains étudiés n’entrent jamais en ligne de compte, ou alors seulement comme données quantifiables (intensité des hurlements en décibels, nombre exact de coups de têtes contre les murs, etc.). La philosophie du MK est strictement behaviouriste : le sujet humain est un objet plastique, programmable et reprogrammable, un instrument, un outil, une machine, un robot dans lequel on va entrer des inputs, c’est-à-dire des stimuli, et dont il ressortira des outputs sous forme de réflexes et de comportements plus ou moins prévisibles. Entre les deux, c’est la « boîte noire » subjective, et l’on ne s’y intéresse pas.

Le pionnier de ce champ d’étude que l’on pourrait appeler la psychologie du choc, ou du trauma, est Kurt Lewin (1890-1947). Il fut rapidement secondé dans les années 1930 par les scientifiques des pays communistes (Pavlov), anglo-saxons (Institut Tavistock, MIT) et par ceux du IIIème Reich, ces derniers ayant ensuite été récupérés par les deux blocs vainqueurs de la guerre, d’où la germanisation ironique du terme Kontrolle.

Toutes ces recherches se sont poursuivies après 1945 sur de nombreux cobayes humains, essentiellement dans le cadre des services secrets de divers pays. Gordon Thomas et Naomi Klein rapportent les expériences à base d’électrochocs et de privation sensorielle menées dans les années 1950-60 dans certaines cliniques par d’authentiques savants fous tels que Ewen Cameron ou Sidney Gottlieb, psychiatres de formation mais qui n’hésitaient pas à parler de « sujets jetables » à propos de leurs patients. Or, loin de se confiner à l’univers aseptisé des scientifiques en blouses blanches, ces études ont essaimé et trouvé de multiples applications pratiques. Naomi Klein mentionne notamment le manuel de torture scientifique « Kubark », directement issu des recherches en mind control, dont le monde découvrit les applications concrètes à l’occasion du scandale des photos de la prison d’Abou Ghraïb en Irak.

À notre époque de communication et d’images, de nouvelles formes de torture « politiquement correct » et visuellement édulcorée ont été élaborées pour éviter des lésions physiques trop sanglantes et visibles : simulation de noyade (wash-board), privation de sommeil, postures humiliantes tenues pendant des heures, musique idiote à plein volume 24h/24h, etc. Les environnements concentrationnaires où l’expérimentateur peut maîtriser toutes les variables offrent naturellement des conditions d’observation optimales.

Dans les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie, véritables laboratoires à murs fermés du mind control de masse, les effets du stress de guerre à long terme, subi dès la naissance, sont testés sur les Palestiniens et examinés attentivement par les psychologues des renseignements israéliens depuis des décennies. Les résultats de ces « études cliniques » de pointe sont modélisés pour ensuite être appliqués dans divers pays, notamment au travers des protocoles toujours plus sophistiqués de gestions de foule visant à conserver les apparences de la démocratie, et dont l’exemple le plus connu est la consigne donnée aux soldats israéliens de ne pas tuer, mais seulement de blesser gravement, pour estropier et handicaper à vie. L’impact psychologique est ici plus important que le physique.

Le MK consiste donc à détruire autrui, mais de façon méthodique et rationnelle, car il est essentiel de garder le contrôle de la situation. Il s’agit donc de la forme scientifique et mise à jour de ce que l’on appelait jadis la magie, soit l’emprise totale sur autrui et sa transformation à volonté. L’ethnographie des rituels occultes et de magie noire de différentes cultures, occidentale, vaudou, asiatique (« voie de la main gauche »), etc., met en évidence les mécanismes psychologiques sur lesquels ils reposent : à chaque fois, il s’agit d’infliger des traumatismes émotionnels à la sensibilité, de sorte à repousser les limites de ce que le sujet peut supporter. La transgression des limites est recherchée pour son efficacité en termes de conduite du changement par le stress. Quand cette modification planifiée et agissant sur l’infra-conscient du comportement est mise en œuvre au niveau des groupes, on parle même d’ingénierie sociale, qui est du MK de masse. Le traumatisme visant à faire bouger les lignes pour les recomposer ensuite peut être conçu pour être spectaculaire, par exemple un grand attentat terroriste lourdement médiatisé. Mais il peut aussi être infusé à petites doses, comme on le voit avec la théorie de la confusion des genres, virus cognitif conçu pour induire un flou identitaire psychotique, dont la divulgation massive est niée en tant que telle mais avance masquée sous couvert d’autre chose (principe du hameçonnage). Dans les deux cas, les lésions peuvent être irréversibles.

Il ne faut cependant pas s’y tromper, l’étape nécessaire du chaos psychologique n’est qu’un moyen au service d’une fin : la fabrication d’un automate, un esclave, un zombie, un golem, dépouillé de tout instinct de conservation, donc taillable et corvéable à merci, sans volonté intérieure, amorphe, prêt à tout, y compris se suicider, au service exclusif de son maître.

Si le vocable de mind control n’a que quelques décennies, la philosophie dont il procède est donc ancestrale. Il s’agit d’une énième déclinaison du « Dissoudre et coaguler » maçonnique, d’origine cabalistique et hermétique : dissoudre toutes les formes solides (en l’occurrence psycho-comportementales) pour les amener à l’état liquide et plastique, de sorte à pouvoir les recomposer selon une nouvelle coagulation, un nouvel agencement solide mais piloté de l’extérieur. Le principe illuministe « Ordo ab chao » de la démolition contrôlée des structures préexistantes au bénéfice d’un nouvel ordre à venir est donc au cœur de cette méthodologie.

Dans cette perspective, l’ouvrage L’Amérique en pleine transe-formation, dont le titre est un clin d’œil à la Programmation neurolinguistique (PNL), et les témoignages en vidéo de Cathy O’Brien et de Mark Phillips, sont des pièces supplémentaires à verser à ce dossier, déjà lourd mais encore trop peu connu du public français. (LC)

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